Plongée dans le monde des pierres : mon expérience à l’École des Arts Joailliers

Après une expérience passionnante à découvrir le diamant et son histoire exceptionnelle, j’ai souhaité prolonger l’expérience à l’École des Arts Joailliers. J’ai ainsi suivi deux cours de gemmologie consacrés au monde des pierres et des gemmes, qui m’ont permis de découvrir leur formation, leurs caractéristiques et les différentes techniques utilisées pour les identifier.

Retour sur ces cours extrêmement enrichissants.

Une initiation à la gemmologie et au monde des pierres

L’École des Arts Joailliers a à cœur de transmettre la culture joaillière auprès d’un large public, à travers diverses activités :

  • cours,
  • ateliers,
  • conférences
  • et expositions,
  • podcast et livres.

Parmi les nombreux cours dispensés par L’École (en français et en anglais), j’ai pu explorer en français le monde des pierres, durant deux cours de 4 heures chacun et se déroulant sur le campus de Paris, au sein de l’Hôtel de Mercy-Argenteau.


Il est intéressant de noter que L’École propose des « Parcours découverte »
qui regroupent 2, 3 ou 4 cours à prix spécial parmi son catalogue.

J’ai choisi de suivre le parcours « Initiation au monde des pierres » qui est un itinéraire construit autour de deux cours à prix spécial : Découvrir les pierres et Reconnaître les pierres, de 4h chacun.

Premier cours : Découvrir les pierres (4h)

La première question à se poser est : qu’est-ce qu’une gemme ?

On la distingue par trois notions :

  • La beauté,
  • La rareté
  • Et la durabilité.

Par exemple, un morceau de granit ne peut pas être une gemme, car trop commun. Mais un rubis, d’un rouge magnifique rarement trouvé dans la nature, et avec une dureté de 9 sur l’échelle de Mohs (qui mesure la dureté des minéraux), se qualifie parfaitement pour cette définition.

Cependant, une gemme n’est pas seulement minérale : elle peut être organique, comme la perle, le corail ou le nacre.

Durant ce cours, nous avons observé les pierres sous la lumière « diamant », de 6 500 kelvins. C’est une lumière standardisée, très blanche et neutre, qu’utilisent les gemmologues afin d’observer les gemmes au mieux sans interférences de couleur, qui pourraient fausser leur appréciation.

Des pierres aussi magnifiques que précieuses

Lors d’une première activité, nous avons pu manier des pierres taillées en toute liberté : lapis-lazulis, péridots verts, aigues-marines, spinelles, tourmalines… elles venaient toutes par paire afin de les comparer l’une à l’autre, à l’œil nu. Certaines avaient une taille impressionnante : 18,01 et 28,22 carats pour nos améthystes (mes préférées) !

Puis, nous observons les gemmes à travers le système des 4C :

  • Carat,
  • Clarté (clarity),
  • Couleur (color)
  • Et taille (cut).

Cependant, bien qu’il soit appliqué au diamant avec des critères stricts, la tolérance est un peu plus grande concernant les pierres de couleur.

Diamant

En effet, certaines gemmes sont rarement pures, comme l’émeraude ou le rubis, mais leur rareté fait que les inclusions qu’elles peuvent contenir ne sont pas jugées aussi durement que sur un diamant. Elles font parfois même l’identité et le caractère de la gemme, qui est le 5e C officieux afin de la juger.

De plus, leur taille est bien souvent mixte, afin de révéler la richesse de leur couleur (et parfois la teinte secondaire qu’elles contiennent), en mélangeant une taille brillant pour la couronne (partie supérieure) et taille à degrés pour la culasse (partie inférieure).

Puis, lors d’une deuxième activité, nous avons manipulé des gemmes brutes : opale d’Ethiopie, spinelle de Myanmar, émeraude de Colombie, améthyste d’Uruguay, tourmaline rose du Brésil… tout en apprenant plus sur leur formation et leur extraction.

Opale d’Ethiopie

Enfin, il est intéressant de noter que la qualification de « pierre précieuse » varie selon les époques et les civilisations, la notion de préciosité étant propre à chaque peuple.

Si nous incluons quatre gemmes dans cette qualification (diamant, rubis, émeraude et saphir), dans l’Antiquité, on chérissait l’améthyste, tandis qu’on préfère le jade en Asie.

Second cours : Reconnaître les pierres (4h)

Pendant ce deuxième cours de gemmologie, que j’ai suivi une semaine plus tard, nous nous mettons dans la peau d’un gemmologue et menons l’enquête à la manière de Sherlock Holmes. Nous pouvions choisir sur quelles pierres nous allions enquêter : bleues, vertes ou rouges.

Mon choix s’est tout naturellement porté sur la pierre rouge, étant donné que cette couleur est la plus rare dans la nature…

Rubis

En binôme, ma partenaire et moi avions 4 pierres rouges à examiner : une pierre précieuse, une pierre artificielle et deux pierres fines. A travers plusieurs analyses, nous allions répondre à ce mystère, en procédant par élimination comme le fait un gemmologue lorsque qu’il se livre à un même type d’analyse.

Balance à carats

Nous nous sommes équipées des divers outils du gemmologue. Après avoir soigneusement nettoyé les pierres avec une chamoisine, nous nous mises à examiner à l’œil nu les pierres à l’aide d’une précelle, afin de déterminer leur couleur, leur taille et les inclusions qu’elles pouvaient contenir.

Puis, nous avons continué avec d’autres outils afin d’affiner notre analyse, comme le polariscope, le dichroscope, le réfractomètre et le spectroscope, que vous découvrirez en diaporama ci-dessous dans l’ordre énoncé.

Toutes ces étapes étaient essentielles, et si la tâche d’identifier les pierres pouvait nous sembler un peu impressionnante au tout début du cours, à force d’analyses et d’éliminations basées sur des faits, nous sommes parvenues aux bonnes conclusions (grâce à l’écoute et aux conseils de nos professeurs).

Je ne vous révèle pas les solutions si jamais vous souhaitez suivre les cours vous-même : vous aurez la surprise du résultat !


Mon avis final sur cette expérience

Après avoir suivi ces deux cours, et deux autres axés sur le diamant, j’ai eu la sensation que la gemmologie me semblait bien plus accessible qu’avant.

Et en effet, quelques jours après ce cours, en regardant le descriptif de bijoux splendides vendus dans une prestigieuse maison de vente aux enchères, j’ai eu le plaisir (et la surprise) de comprendre les subtilités des rapports de gemmologie, réalisés afin d’authentifier leurs pierres.

Cela n’a été rendu possible que grâce à ces heures passées à L’École, au savoir transmis par leurs professeurs et leur enseignement de qualité.

Si la volonté première de L’École est de transmettre la culture joaillière auprès d’un large public, je ne peux que reconnaître avec bonheur que la mission a été réussie haut la main.

Prix des deux cours : 280 € (forfait spécial parcours)

Lieu : Campus de Paris, Hôtel de Mercy-Argenteau, 16 bis Bd Montmartre, 75009 Paris

Réservation sur le site de L’École des Arts Joailliers

Atelier payé avec ma CB : cet article n’est pas lié à une collaboration, c’est un partage spontané.

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Aimie Lisa
Aimie Lisa

Je me pose énormément de questions, alors je me documente et j'en fais des vidéos.

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3 commentaires

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  1. Bonsoir Aimie,
    Ce sont des ateliers que j’aurais aimé vivre! Les pierres précieuses et fines me passionnent depuis plusieurs années!
    J’affectionne particulièrement la lapis lazuli .. Bon allez, j’aime bien les diamants aussi mdr
    Bises à toi!